Le cinéma
Le Mercredi 10 Mai 2006 à 16:13
"Vous savez ce qui ne va pas à Hollywood? On y fait de la merde! De la merde absolument et incroyablement merdique. Ne croyez pas que je suis un apprenti cinéaste minable recherchant le sens de l'éxistence à travers les brumes et les vapeurs du narguilé. Je pourrais m'en prendre aux mises en scène étriquées ou aux jeux des acteurs, ou même a l'assemblage totalement idiot de nos sans-suites que nos studios qualifient de proses.
Sauf que le problème c'est le manque de réalisme. Un élément relativement absent de la vision cinématographie de ce pays.
Prennez "Un après-midi de chien", par exemple, sans doute le plus beau rôle d'Al Pacino, en dehors de Scarface et du Parrain numéro 1. Merveilleusement dirigé, pour moi le chef-d'oeuvre de Lumet. La photographie, les acteurs, le scénario, tout est top niveau, mais ils n'ont jamais dépassés la limite.
Maintenant supposons que dans ce film, Sonny ait voulu reussir son coup, vraiment voulu reussir son coup.
Supposons, et c'est la question clé, qu'il ait tué des otages immédiatement. Pas de pitié, pas de quartiers, "faites ce que je demande, ou je met un prunneau dans la tête de la belle blonde en pattes d'éléphants" BOUM, SPLASH. "Quoi? toujours pas de bus? C'est quoi ça?" Alors combien d'innocentes victimes aurait-il fallut massacrer pour que la ville change de politique en cas de prise d'otages, et on est 1976, il n'y a ni CNN, ni chaînes cablées, et encore moins Internet.
On passe en avance rapide, à aujourd'hui dans la même situation.
Combien de temps les médias modernes metteraient-ils à se déchaîner? En seulement quelques heures, ça deviendrait le plus gros scoop de Boston à Budapest.
10 otages meurent... 20... 30... implacablement, BAM, BOUM, l'un après l'autre. Filmé en haute définition, avec images corrigées à l'ordinateur, on en presque un goût de cervelle dans la bouche. Tout ça pourquoi? Un autobus? un avion? Plus 2 millions de dollars en obligation d'Etat.
J'y crois pas mais... c'est une idée. Biensur ça ne relève pas du cinéma conventionel, mais... c'est une idée."
Un large monologue qui apparait en introduction du film Opération Espadon, fait par Travolta himself.
Les valeurs dont il fait allusion sont bien celles du cinéma grand spectacle américain. Aucun réalisme, des héros bêtes comme choux qui trouvent tout d'un coup la clé de l'enigme en se grattant le poil de couille qui le gênait dans sa fermeture (oui, ils ne portent pas de slips.)
Mais ils faut aussi avouer que dans un autre sens, les films irréalistes tel que Mission Impossible 2, ou meme si Tom C. est un agent hyper entrainné et tout ce qui va avec, arrive à prendre les montagnes d'Australie à mains nues. En suivant cet exemple, je me suis posé la question : "Comment il descend...?"
Mais je m'attarde pas sur Mission Impossible, dont le 3ème opus a relevé la série de façon admirable après le fiasco de John Woo.
En parlant de John Woo, il prépare l'adaptation du manga Dragon Ball Z, avec en star principale l'acteur qui jouait Wolverine dans X-Men (je me rappele plus de son nom). Il incarnera Vegeta! SUPER non? Personnelement j'ai un large doute... Même si John W. est un réalisateur de talent.
Pour revenir au sujet du réalisme cinématographique critiqué par notre ami Travolta, je trouve bien decevant que encore maintenant, les mecs (et filles par la même occasion) arrivent à se prendre 5 coups de battes, 3 coins de tables et un coup de couteau à travers la cuisse pour encore courrir le 500 mètres haies après le méchant pas beau qui s'enfuit en bus...
Je ne parles pas biensûr des films de science-fiction, ou le maître jedi se doit d'être spécial. En parlant d'espace, saviez-vous que normalement, on entend rien dans l'espace? même une bombe atomique ne ferai pas un bruit. Merci a Georges Lucas d'avoir ca! Je verrais mal Appolo 13 sans son... ca serai dommage!
Je finirai par mon film coup de coeur, un film bizarre, mais réaliste par ces effets sonores, visuels... un film non pas américain, mais francais! Je parles de SHEITAN, réalisé par Kim Chapiron, de Kourtrajmé Production. Un label dont on va entendre parlé, soutenu par Matthieu Kassovtiz et Vincent Cassel...
A toute à l'heure.
16/05 Nos amis les nippons (12)
13/05 L'idée d'une chanson (18)
12/05 La parole est à l'interlude... (41)
11/05 La philosophie d'une personne fictive(?). (16)
10/05 Le cinéma (25)
10/05 Ma façon de penser (21)
après le cinéma c'est pas qu'hollywood, si tu cherches du réalisme tu peux aller chercher du coté du ciné européen voir asiatique hein
Hollywood n'a pas/plus le monopole.
Les films d'auteurs et étrangers prennent de plus en plus la part belle sur la surproduction de blockbusters.
Ouvre les yeux quoi.
Quand tu me parle de cinéma asiatique j'aimerai savoir a quoi tu penses, car quand je vois les films tel que Tigre & Dragon, La légende des Poignards Volants, sont pour moi des films cultes, mais loin d'être réalistes!
Mais c'est vrai que la façon dont ce déroule (pas le concept qui paraît absurde), la psychologie de Battle Royale, montre que c'est réflechi.
En ciné asiat' dernièrement je pense à Old Boy, à In the Mood for Love, à 2046 etc. Pour ne pas citer comme CharL John Woo et autre film d'arts martials.
Quant aux séries tv, de par leur(s) format(s) elle offrent des choses totalement différentes vis à vis du cinéma. Selon moi, on ne peut pas attendre la même chose de ces deux produits. Certes, on peut faire des rapprochements, mais c'est tout.
Pour finir Hwax, je veux pas faire l'avocat du diable, mais ne va t-on pas au cinéma pour se laisser à rêver? Le réalisme est peut être - parfois d'une manière voulu mis de côté pour pouvoir emmener les spectateurs très loin de la réalité. Science Fiction mise à part. Il ne tient qu'à toi, de bien choisir tes films car de bonnes productions et des personnes bien subsistent malgré tout.
Edité le 10-05-2006 à 16:58:11 par esports`lovarzo
c'est une autre vision de la série tv qu'on a maintenant, même si elle existait deja avant, elle n'etais pas aussi developpée.
part contre #6 je ne suis pas d'accord avec toi pour Sheitan, je trouves que la façon dont il est réalisé, mis en scène change du format habituel.
Et le fait que tu dises que tu es étudiant en cinéma ne permet pas de dire que tel ou tel film est de la crotte car ton prof, ou ton cours dit le contraire.
Des gens ont aimés Brice De Nice...
Enfin, t'as de quoi faire maintenant
#7
#8 Dis toi bien que mon cours ou que mon prof na meme pas pris la peine de cité ou de parler du film "sheitan", et la difference entre brice de nice et sheitan, est que le dernier avait pour vocation unique de faire rire. Ce n'est pas la grande admiration que j ai pour kassovitz et cassel (notament pour le grand "la haine") qui m empechera de dire que "Sheitan" fait parti de la categorie de film qui n'aurai pas du etre en salle. limite en vhs edition limité. De plus dis toi bien aussi que si ce film a vu le jour c uniquement pour le nom des gens qui le supporte. Ca aurai ete deux personnes inconnues jamais le film ne serai sorti.
Apres on ne peux faire aucun rapprochement entre le film et les serie tele.
J.J Abrahms qui nivo scenario tele est un ouf (createur : lost/alias) ma enormement decu pour mission impossible 3.
et c'est la qu'on voit que le cinéma est restreint, sans tête d'affiche, sans "nom", on arrive a rien, alors que beaucoup de films, de scénarios, d'idées méritent d'etre mise en bobine, comparés à de mauvais films qui sortent chaques années.
#10 pas d'accord! et Zidane? un film documentaire? La marche de l'empereur :)
Un film documentaire n'existe pas, ce genre s'appel : Docu-fiction
:)
après, y a quelques films américains sympas comme sin city. Mais en l'occurence, rodrigues le real (de mémoire ca doit pas être loin de ca son nom) s'est fait tej. du regroupement des "scénaristes" qui officient à hollywood, enfin c'était un truc comme ça fouillez dans le truc. J'ai pas envie de dire que hollywood bouffe tout, mais en tout cas, ils nous ont pas bouffé sin city !
Voila les Raisons :
Une saison de serie tv dure en moyenne une vingtaine d'episode de 45min alors que un film a une moyenne de 1h30
Dans une serie tv, les mises en context du personnage dans son environement sont beaucoup plus fournie et detailé que dans un film (forcement vu le temps que tu as pour developper ton personnage). Dans un film tu dois compressé tout ca pour en faire sortir l'essentiel. Par exemple un film sur le sujet de prison break dont je ne me rappel pas le nom, mais c avec tim robbins et morgan freeman, fut assez bien traité, accrocheur etc.. Mais Prison Break est bien plus fournis, plus accrocheur, tu connais quasiment tout les detenus de la prison, les gardiens, les infirmieres, les personnages exterieurs, tu connais leur passé, ce qu'ils projettent. Bref je t'assure que tu ne peux pas comparer Tv et Ciné, dernier argument pour illustrer mes propos :
Le scenariste J.J Abrahms qui realisé les series : Alias, Felicity & Lost est reconnu comme l'un des meilleurs scenaristes dans le buisness des series. Mais coté film, il vient de me prouvé qu'il n'est pas fait pour ca (du moins pour l'instant) avec le scenario de mission impossible 3.
pour revenir a sin city, il y a des réalisateurs / scénaristes, qui ne sont pas dans la "crise hollywoodienne", si jpeux dire ca, dont on parle, je pense notamment à Quentin Tarantino ou encore David Finch (dont je vais parlé dans mon prochain article) à qui on doit de très bon films, aussi bien critiqués qu'aprécié (Pulp Fiction pour le premier et Fight Club pour le second)
Apres grosse blague un peu plus bas....
Pulp Fiction rien avoir avec David Finch / er
Fight Club directed by David Fincher
Apres perso david finch je connais pas.
:)
nice blog
La marche de l'empereur est un bon film, mais pas un documentaire à proprement parler.
Un film peut être filmé comme un doc et vise versa, c'est le contenu qui compte.
Pour sin city qui semble faire bande à part de la machine hollywoodienne, les créateurs du film ont dut se faire pas mal d'ennemis pour le faire (le duo miller/rodriguez ne plaisait pas à certains nottament).
david fincher s'est surtout fait remarqué sur le vieux continent par Seven